La Fête de la Bretagne et la Fête des Voisins auront lieu le 23 mai 2026 à Keredol. Un moment convivial, simple, ouvert à toutes et tous. La participation symbolique est fixée à 5 €.
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La Fête de la Bretagne et la Fête des Voisins auront lieu le 23 mai 2026 à Keredol. Un moment convivial, simple, ouvert à toutes et tous. La participation symbolique est fixée à 5 €.

L'église dispose de la joie, de toute la part de joie réservée à ce triste monde.
Ce que vous avez fait contre elle, vous l'avez fait contre la joie.
Est-ce que je vous empêche, moi, de calculer la précession des équinoxes ou de désintégrer les atomes ?
Mais que vous servirait de fabriquer la vie même si vous avez perdu le sens de la vie ?
Vous n'auriez plus qu'à vous faire sauter la cervelle devant vos cornues.
Fabriquez de la vie tant que vous voudrez.
L'image que vous donnez de la mort empoisonne peu à peu la pensée des misérables., elle assombrit, elle décolore l'entement leurs dernières joies.
Ça ira encore tant que votre industrie et vos capitaux vous permettront de faire du monde une foire, avec des mécaniques qui tournent à des vitesses vertigineuses, dans le fracas des cuivres et l'explosion des feux d'artifice
Mais attendez, attendez le premier quart d'heure de silence.
Alors, ils l'entendront la parole - non pas celle qu'ils ont refusée, qui disait tranquillement "je suis la Voie, la Vérité, la Vie" - mais celle qui monte de l'abîme "je suis la porte à jamais close, la route sans issue, le mensonge et la perdition"
Georges Bernanos, dans son roman Journal d’un curé de campagne (1936).

L'église dispose de la joie, de toute la part de joie réservée à ce triste monde.
Ce que vous avez fait contre elle, vous l'avez fait contre la joie.
Est-ce que je vous empêche, moi, de calculer la précession des équinoxes ou de désintégrer les atomes ?
Mais que vous servirait de fabriquer la vie même si vous avez perdu le sens de la vie ?
Vous n'auriez plus qu'à vous faire sauter la cervelle devant vos cornues.
Fabriquez de la vie tant que vous voudrez.
L'image que vous donnez de la mort empoisonne peu à peu la pensée des misérables., elle assombrit, elle décolore l'entement leurs dernières joies.
Ça ira encore tant que votre industrie et vos capitaux vous permettront de faire du monde une foire, avec des mécaniques qui tournent à des vitesses vertigineuses, dans le fracas des cuivres et l'explosion des feux d'artifice
Mais attendez, attendez le premier quart d'heure de silence.
Alors, ils l'entendront la parole - non pas celle qu'ils ont refusée, qui disait tranquillement "je suis la Voie, la Vérité, la Vie" - mais celle qui monte de l'abîme "je suis la porte à jamais close, la route sans issue, le mensonge et la perdition"
Georges Bernanos, dans son roman Journal d’un curé de campagne (1936).


Après plusieurs semaines rythmées par la période électorale, Trégastel retrouve peu à peu son souffle habituel. Les discussions, les réunions, les affiches et les débats ont occupé l’espace public, comme partout ailleurs. Mais une fois les urnes refermées, la vie trégastelloise reprend son cours, avec cette capacité tranquille à absorber les événements sans se laisser déborder.
Dans les hameaux comme au bourg, chacun retourne à ses occupations : les associations reprennent leurs activités, les promeneurs retrouvent les sentiers, les commerces rouvrent leur rythme normal. On sent même, chez beaucoup, une forme de soulagement : celui de revenir à l’essentiel, à la vie quotidienne, à ce qui fait la force d’une petite commune comme la nôtre.
La question se pose : la vie des Trégastellois a‑t‑elle été réellement perturbée par les élections ? Sans doute un peu, par moments. Les conversations se sont parfois tendues, les sensibilités se sont exprimées, les divergences aussi. Mais rien qui n’ait profondément altéré la cohésion locale. Trégastel a cette manière bien à elle de traverser les périodes agitées sans perdre son calme granitique.
Aujourd’hui, chacun reprend sa place, ses habitudes, ses projets. La mer continue de monter et de descendre, les rochers restent immobiles, et la vie trégastelloise retrouve son rythme naturel — celui qui ne dépend ni des campagnes, ni des scrutins, mais de la force tranquille de ses habitants.
